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L'histoire de Mortimer et Magellan

Sans mon chien, je n’aurais certainement jamais découvert ce petit recoin. Il avait suivi une odeur, imperceptible pour moi, bien entendu, et il m’avait promenée dans les rues, ce soir-là. Il s’arrêtait aux réverbères, les inspectait avant de partir voir celui qui était plus loin. Quand Mortimer a tiré sur sa laisse pour que je le suive dans cette impasse, je pensais au roman que j’avais entamé depuis plusieurs jours. L’intrigue me fascinait, mais je n’avais pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture. Je tentais de trouver par moi-même le criminel qui avait assassiné la femme de chambre. Ses mobiles, je ne les avais pas encore découverts. Avec patience, j’essayais de reconstituer mentalement la scène du crime. Le chien stoppa net, dès qu’il a pénétré dans la ruelle sombre et sans issue. Je n’étais pas rassurée, je peux l’avouer. Un grattement intriguait l’animal et il tentait de soulever un carton retourné avec sa patte.

Il parvint à ses fins et un chaton apparut. Minuscule, il avait encore les yeux bleus. Il devait être sevré, mais très jeune, à voir sa taille. Quand il a levé vers moi, sa toute petite truffe rose, et qu’il s’est mis à ronronner, j’ai compris que je ne pouvais pas le laisser là. Par acquit de conscience, j’ai regardé si une personne manifestait sa présence. Personne n’était là. J’ai donc emmené le chaton chez moi. Un appel au vétérinaire m’a permis de prendre un rendez-vous. Prévu deux jours après la rencontre avec le petit chat, cela me laissait le temps pour lui enlever les puces. Je suis passée dans une clinique vétérinaire pour prendre du produit contre les parasites. La jeunesse du félin ne permettait pas que je lui mette des produits trop forts. 

Bien conseillée, j’ai réussi à donner à manger et à boire au chaton abandonné. Comme j’avais quelques recherches à faire sur les auvents fenêtres longueuil, j’ai laissé les deux animaux ensembles pendant que je tapais les mots-clés sur mon ordinateur. J’ai constaté que Mortimer appréciait la présence du bébé, il l’observait et il s’en est entiché tout de suite. De son côté, celui que je nommerais, par la suite, Magellan a trouvé sa place rapidement. Il a toujours ce caractère facile et les deux bêtes s’entendent à merveille. C’est une chance et je constate même que mon chien n’est plus aussi triste lorsque je pars, le matin, pour travailler.

 

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Bonjour, je me présente : je suis Joan, une jeune femme qui demeure à la maison avec ses (trois !) magnifiques bambins mais qui garde un extraordinaire contact avec le « monde extérieur » grâce à ma vie…de blogueuse. En effet, ma vie virtuelle débute le soir quand la marmaille est couchée. Je peux alors vous parler de tout et de rien, de ce qui me passionne et de ce qui (parfois !) me titille. Bienvenue chez moi, mon petit monde virtuel que je vous partage.