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Le party des adolescents

Le party des adolescents - Joan Stallings

Certes, il y a quelques années, j’aurais peut-être fait la même chose.  Ma jeune adolescente de 13 ans est prise d’une crise de panique, car elle a un gros bouton rouge sur le front.  Elle refuse de le crever, car ça va créer un cercle rouge encore plus facile à voir que celui qui est fait par le bouton lui-même.  Alors, elle cherche la manière de me convaincre de la laisser porter du maquillage pour couvrir cet intrus.  Je refuse catégoriquement, car elle est trop jeune pour commencer à en porter, peu importe la raison.

Elle se met à pleurer et à crier que je ne la comprends pas du tout, que je ne sais pas ce que c’est d’être de son âge.  Je lui rappelle, pour la énième fois, que j’ai déjà eu son âge.  Les adultes ont tous vécu l’adolescence.  À ce commentaire, elle me fait une grimace en disant que ce n’était pas du tout la même chose pour moi… Évidemment ! Pour ceux qui ont mon âge, avoir eu 13 ans était, bien sûr, beaucoup trop facile quand on compare nos problèmes aux leurs.  Je ne vois pas du tout la différence.  Après tout, on tombait en amour, nous aussi, et on se préoccupait de notre apparence, tout comme eux.  Je tente encore une autre fois, en vain, de le lui expliquer.  Elle me répond que je devrais me taire, car je suis trop stupide pour comprendre.  Je ris dans ma barbe pendant que je la suis des yeux pendant qu’elle se dirige vers la salle de bain.  Je l’entends ouvrir la porte de la pharmacie, sûrement dans l’espoir de trouver un traitement de l acné miracle qui va guérir son bobo avant son party ce soir.

Je ne peux m’empêcher de sourire.  Elle me rappelle tant de souvenirs de ma propre jeunesse.  Je sais que je ne suis pas la seule personne sur la planète à dire cela ; je ne doute pas une seconde que d’autres parents ressentent la même chose quand ils observent leur progéniture. Parfois, je me dis qu’elle ne comprend tout simplement pas ce que c’est d’être un adulte, mais ensuite, je me souviens combien c’était stressant de vivre ce qu’elle vit en ce moment.  Donc, je maintiens mon calme et je la laisse éclater une fois de temps en temps.  Ce n’est pas trop grave et, en plus, si cela peut empêcher qu’elle se rebelle trop plus tard, je préfère de loin quelques petites crises qu’une période de sept ans à devoir confronter une tête dure.

 

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Bonjour, je me présente : je suis Joan, une jeune femme qui demeure à la maison avec ses (trois !) magnifiques bambins mais qui garde un extraordinaire contact avec le « monde extérieur » grâce à ma vie…de blogueuse. En effet, ma vie virtuelle débute le soir quand la marmaille est couchée. Je peux alors vous parler de tout et de rien, de ce qui me passionne et de ce qui (parfois !) me titille. Bienvenue chez moi, mon petit monde virtuel que je vous partage.